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3 secrets pour créer une meilleure intrigue

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24 novembre 2011

21 Commentaires

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  • Lorsqu’on écrit un premier roman, il est nécessaire, comme tu le dis, de ne pas trop s’éparpiller dans les péripéties. Se limiter à 3 me semble un bon point de départ. Voici une suggestion :
    - 1ère péripétie : le héros essaie de trouver une solution pour atteindre son but, cela aggrave la situation.
    -2ème péripétie : le héros veut se sortir de la situation dans laquelle il se trouve et qu’il a précédemment aggravée. Il atteint un point de non-retour.
    -3ème péripétie : en tenant compte des situations précédentes, le héros tente une troisième solution.
    A vous de décider s’il s’en sort ou non !

    • Merci pour ta suggestion Rébecca.

      Je la trouve sympathique et elle permet, en effet, de ne pas trop s’éparpiller tout en obtenant la possibilité d’obtenir quelque chose de correct si l’on prend la peine de maximiser les situations que vivra le personnage !

  • Ashinagabachi says:

    Bonjour, vous parlez des péripéties comme si elles étaient le moteur principal de l’histoire mais ne peut-on avoir des péripéties qui sont indépendantes ? Des sortes de mini-intrigues (sans trop en abuser sur leur nombres bien-sur) qui ne modifierait que de façon minime la trame principale en introduisant un nouveau personnage ou un lieu important par exemple ?

    • Bonjour Ashinagabachi,

      Il est vrai que l’article aborde les intrigues dans une optique où elles constituent l’axe principal de l’histoire.

      Il est certain que vous pouvez développer des intrigues indépendantes dont l’objectif est d’amener votre roman à progresser d’une manière ou d’une autre (comme vous le dites, un nouveau personnage ou lieu par exemple). C’est même recommandé, car c’est une logique même à la vie de votre projet. Le principal étant que cela serve à un but utile et non simplement dans l’objectif de rédiger quelques lignes supplémentaires pour remplir votre histoire. Je vois mal faire entrer un nouveau personnage pour finalement ne plus en parler dès les chapitres suivants, sauf si ce dernier a directement servi à un but.

      Je préconise surtout de faire attention dans les débuts afin de ne pas tout mélanger et d’en faire de trop. Car l’inexpérience d’un développement des intrigues peut mener à des chemins dont on ne voit pas, ou plus, la fin.

      N’hésitez pas à donner votre point de vue. Bien à vous Ashinagabachi

  • Bonjour,
    Pas tout à fait d’accord car si en effet, dans les films, tout ce qui est montré ou dit est toujours utile à l’intrigue générale (et c’est même fatiguant car trop téléphoné), dans les livres, il y a la place pour la digression inutile. En tant que lectrice, j’aime particulièrement les digressions.
    Un exemple? Dans le Seigneur des Anneaux I, la scène avec Tom Bombadil n’apparait pas par manque de place et c’est vrai qu’elle n’apporte rien à l’intrigue, même le personnage de Tom Bombadil ne réapparait pas plus loin dans l’histoire. C’est pourtant un très joli chapitre plein de poésie que les lecteurs ont regretté d’avoir perdu dans le film. Que dire des digressions martiales ou politique de Victor Hugo dans « Les Misérables » ou encore les digressions religieuses d’Umberto Ecco dans « Le nom de la rose »?
    Par contre, il est vrai que si c’est trop gros (par exemple : un personnage dont on précise qu’il passe ses nuits à roder en astiquant un arme monstrueuse et puis il ne fait rien avec et on n’en donne jamais l’explication), le lecteur peut légitimement se plaindre.
    En espérant avoir été compréhensible…

    • Bonsoir Caroline,

      Je suis d’accord dans l’ensemble avec tes dires. Je crois que je me suis mal exprimé dans ce que je voulais dire et que l’exemple avec les films n’était pas le meilleur pour l’ensemble (que cela me serve de leçon ! ;-) ).
      Quand je dis que tout doit servir à un but précis, je le pense. Cependant, cet apport peut se caractériser par d’autres chemins que je n’ai pas indiqués dans l’article puisque ce dernier est relatif aux intrigues.

      Par exemple, proposer un apport émotionnel aux lecteurs pourrait être le but d’un chapitre. Si ce chapitre ne participe pas à l’évolution même de l’intrigue, il permet de viser à un autre but ; à savoir toucher le lecteur émotionnellement et susciter de l’envie en lui.

      L’homme astiquant ses armes… pour finir à ne pas s’en servir est une meilleure présentation dans le but de cet article ;-)

      Merci de ton commentaire très pertinent Caroline.

      En espérant avoir éclairci un peu les choses.

  • Original de commencer par la fin. C’est plus difficile de faire jouer son imagination.

  • Bonjour Manuel,
    Entièrement d’accord avec ta réponse, les passages qui ne servent pas directement l’intrigue ne doivent pas être inutiles ou vides de sens pour autant.
    J’ai lu un livre de conseil d’écriture qui appelait cela la loi des deux chaussures. Je vais tenter de l’expliquer. Quand quelqu’un se déshabille et qu’on entend tomber une chaussure, on s’attend à entendre aussi tomber la deuxième. Dans une histoire, si un élément nous interpelle, on s’attend à en avoir l’explication plus tard. De même, la deuxième chaussure ne peut pas tomber sans qu’on ait pu entendre d’abord la première : par exemple si le tueur est finalement un cousin d’Amérique dont on n’a jamais entendu parler avant, le lecteur peut avoir l’impression qu’on se fiche de lui.
    Voilà, j’aime bien cette image des chaussures et puis quand on écrit, noter au fur et à mesure les chaussures que l’on fait tomber est bien utile, comme tu le dis dans l’article.
    La différence étant ici que l’on a évidement le droit d’avoir plus que deux pieds ;-)

  • Je ne l’ai plus sous la main car j’ai déménagé il n’y a pas longtemps, mais dès que je le retrouve, je te donne les références!

  • Bon ben les enfants, je crois que j’ai encore du boulot
    n’ayant jamais eu de cours, ni d’aide d’aucune sorte, j’ai écrit mon premier roman comme je le sentais… et voilà que je découvre qu’il va falloir que je fasse autrement pour le 2e, glups!!
    faire un plan (je l’ai vaguement en tête), poser des intrigues , (3 ça me parait bien, à voir après comment les personnages vivent, car j’ai la nette impression quand j’écris qu’ils mènent leur vie propre), et faire les fiches sur les personnages(oui oui, je n’avais pas fait, mais j’ai édité ton guide, dès que j’ai une seconde dans mon emploi du temps je m’y mets.. j’ai besoin d’énormément de concentration et peu d’endroits et de périodes où je peux la trouver), bref, j’en suis à la 50e page format a4 pour l’instant, et y a du boulot pour tout retravailler dès maintenant, avant de poursuivre sur des bases saines…comme disait je ne sais plus qui, « si j’aurais su j’aurais pas venu!!’ ;-) ))
    bon sans rire, plein d’idées sur ce site, merci Manuel et les autres, et le sentiment qu’on n’est plus tout seul, c’est chouette!!

  • j’essaye de faire un plan, j’essaye vraiment, et en commençant par la fin, ben c’est pas gagné… j’ai le stylo qui me démange, d’écrire!!  de connaitre la suite de mon roman que je ne connais pas!! erreur de débutant? façon de faire? manque de patience?
    je dois avouer que je ne sais plus

  • Bonjour Françoise, 
    pour ton plan de roman, je te conseille de te poser certaines questions à propos de ton personnage telles que :
    - Qu’est-ce qui empêche mon personnage d’obtenir ce qu’il désire ?
    - Quelles sont les différentes tentatives que mon personnages va faire pour parvenir à son but ? Vont-elles améliorer ou envenimer la situation ?
    -  Quelles aides mon personnage reçoit-il ?
    - etc…
    Après, je comprends tout à fait ton problème, j’ai souvent une idée de roman (une scène, un paysage, etc… et du mal à découvrir où tout cela va mener. Pourtant, j’écris depuis plusieurs années. Donc, pas de panique surtout, prends le temps de réfléchir, lit, fait des recherches documentaires et demande toi surtout ce qui te motive dans ton histoire, ce que tu as envie de transmettre au lecteur.

  • merci Rebecca, bonnes idées tout ça!

  • Pour répondre à Caroline:
    En effet la « théorie des deux chaussures » illustre bien le fait que l’on ne doive pas faire part de choses ou d’évènement dans un récit qui n’ont pas de rapport avec la trame principale sans que cela ait un intérêt soit descriptif ou informatif pour le lecteur.
    Le point clé et peut être plus intuitif pour toute personne voulant se lancer dans la rédaction d’une création manuscrite réside dans la compréhension de la subjectivité et de l’objectivité. Je m’explique, il faut savoir être objectif vis à vis de sa rédaction et bien prendre en compte la subjectivité du potentiel lecteur qui se penchera sur votre récit. C’est à dire qu’il est impératif de se mettre dans la peau du lecteur, il faut imaginer et cerner les pré-requis de l’intrigue, les plus descriptifs, les lourdeurs inutiles ainsi que les actions digressives qui plongent la narration dans la confusion.
    Pour être plus clair, si vous relisez ce que vous avez écrit en oubliant que vous connaissez l’histoire et que rien ne vous choque, c’est que ce n’est déjà pas si mal parti.
    Il faut, pour finir, ne pas avoir peur de relire plusieurs fois voire de nombreuses fois sa création, il ne qu’en sortir quelque chose de meilleur.
    PS: c’est en lisant que l’on se forge un vocabulaire et c’est en écrivant qu’on le confronte à son imagination. Les limites de la plume se définissent par ces deux dimensions.

  • Bonjour, moi aussi je cherche à écrire un roman. Le problème n’est pas comment construire mon intrigue, mais trouvé une histoire à raconter ! Je ne sais pas par quoi commencer ! Si vous avez des astuce…
    Merci d’avance.

    • Des astuces, il y en a des tonnes. La première est de se connaitre et de savoir si tu sais déjà ce que tu veux écrire, de manière grossière. Est-ce le cas ? Est-ce une histoire sur la fin du monde ? Une histoire d’un tueur ? Une histoire au temps médiéval ? … ?

  • Mamandarine says:

    Bonjour à tous et merci pour ces précieux conseils,
    pour essayer de répondre à Manolo, je commence à écrire mon premier roman et devine comment m’est venue l’histoire ? Un matin en me réveillant après un rêve… J’avoue, c’est un peu banal, pourtant, j’arrive à construire tout un monde autour de ce rêve… Depuis ça, j’observe, je lis et j’écoute, j’écris, j’écris puis… Par manque de temps ou d’inspiration, je griffonne une idée ou deux à développer et quand la plume me rappelle, je recommence à écrire… Et aisni de suite. C’est très limpide, ça vient naturellement. Ca vaut le coup d’essayer non ? En plus, j’ai vraiment l’impression de découvrir le monde et de m’épanouir, c’est super enrichissant !
    Allez Manolo, fais de beaux rêves ;-) !